Mes activités de recherche tant passées qu’actuelles s’inscrivent dans les domaines de la biologie évolutive et de la biologie de la conservation, et portent sur l’évaluation des réponses des populations et des espèces aux fluctuations de leur environnement.
À travers l’utilisation d’outils et concepts d’écologie moléculaire, de génétique des populations et d’écologie du paysage, je m’intéresse à l’identification et à la compréhension des facteurs environnementaux, historiques ou contemporains, d’origine anthropique ou naturelle, qui sous-tendent le fonctionnement et la structuration spatiale et temporelle de populations et espèces menacées. L’objectif finalisé est l’élaboration de stratégies de gestion des populations et de restauration des habitats.
Les espèces que j'étudie sont exploitées ou non, évoluent au sein d’habitats aquatiques ou terrestres, tropicaux ou tempérés, et subissent d’importantes pressions anthropiques telles que : la réduction et la fragmentation de leur habitat, les modifications de la qualité de leur habitat liée à leur exploitation par l’Homme ou au changement climatique, ou encore l’hybridation non contrôlée avec des populations d’élevage.
Une part importante de mes travaux porte sur la fragmentation et ses conséquences sur la dynamique et la viabilité des populations. Grâce aux observations collectées sur le terrain, aux outils de Système d’Information Géographique (SIG) et de télédétection (classification de végétation à l’aide d’images satellites et aériennes), je m’efforce de caractériser l’hétérogénéité du paysage (e.g. un réseau de rivières ou une mosaïque paysagère terrestre) afin de mettre à jour les variables environnementales susceptibles d’agir sur les patrons de distribution et de dispersion des individus. L’utilisation combinée d’outils et de méthodes d’analyses spatiales et de génétique des populations me permet ensuite de mettre en lumière les facteurs favorisant ou entravant les mouvements de migration des individus.
J’utilise également des méthodes de modélisation de l’histoire démographique afin d’étudier les variations temporelles de la structure des populations en lien avec les variations de l’hétérogénéité du paysage. Cela me permet de caractériser, en termes d’origine (anthropique vs naturelle) et de datation, les processus qui ont favorisé la diversité et la structuration génétique actuelle.
